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Je suis rongée par le vide..
Certains évènements font que l'on essaye d'oublier.. et moi.. j'ai réussit.. mais peut être un peu trop..
Mes souvenirs me font mal, et je ne me souvient que tu pire.
J'ai tout oublié.
J' essayes de vivre avec le sentiment d'être une coquille vide.
Au fond de moi, je me déteste, mais je suis nostalgique de l'époque où j'avais encore mon innocence.
La vérité est que j'ai pris conscience que je ne pouvais plus être vraiment heureuse.
J'ai fait de moi-même un être d'honneur et de noblesse, d'orgueil et de distance.
Je n'étais rien.
Je ne suis que pour lui.
Je ne serais sans lui.

Elles sont une et je suis trois.

Mon nom est Silas

# Gepost op woensdag 09 september 2009, 08u27

sourire

sourire
Grâce à toi, mon amour, ma libération, je retrouve enfin le sourire.
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# Gepost op woensdag 09 september 2009, 08u43

agonie et attente

agonie et attente
Je t'attends, minute après minute, heure après heure,
Je dépéris, minute après minute, heure après heure...

Attente et Agonie
se mêlent et se lient.



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# Gepost op woensdag 09 september 2009, 08u48

dolor

dolor
"Ici-bas, la douleur à la douleur s'enchaîne.
Le jour succède au jour et la peine à la peine."

Lamartine
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# Gepost op woensdag 09 september 2009, 11u18

Une charogne. Charles Baudelaire

Une charogne.           Charles Baudelaire
Une Charogne

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux:
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Le ventre en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague
Ou s'élançait en pétillant
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.

- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!

Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés!
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# Gepost op donderdag 17 september 2009, 06u11